Valérie Marie, c’est cette compositrice talentueuse qui a transcendé le cœur de plus de 11 millions de personnes en faisant danser un piano à l’aéroport de Toulouse Blagnac. Beaucoup connaissent déjà l’histoire relatée par de nombreux journaux. Mais derrière cet événement qui a eu un effet médiatique impressionnant, on retrouve des doutes, des craintes, des pleurs, des rires, des nuits blanches, de la passion, beaucoup de passion et surtout une force incroyable.

 

Laissez-moi vous raconter son histoire…

Doit-on continuer de croire en sa passion quand personne ne vous soutient autour de vous ?

Valérie, une fillette de 6 ans veut jouer du piano, elle en rêve ! Malheureusement, ses parents n’ont pas les moyens de lui offrir ce loisir onéreux, les cours sont chers bien sûr, mais l’instrument lui-même l’est encore plus ! « Ça va lui passer », disent-ils. Mais ça ne lui passe pas. Elle n’aura ni piano à queue ni accès aux grands conservatoires, mais malgré des conditions financières très pénibles, ils se sacrifient et offrent des cours de piano à leur jeune passionnée.

sonant dans sa tête, la mélodie prend vie sur des touches imaginaires, dessinées à la craie sur la table de la cuisine.

Sa persévérance la récompense le jour de ses 12 ans lorsque Valérie a la chance incroyable d’avoir enfin un instrument à la maison. Elle aura aussi sa propre chambre cette année-là. Totalement habitée par la passion, elle continue de s’entraîner plusieurs heures par jour. Les touches du piano faisant plus de bruit que ses petits doigts qui tapotent sur une table, ses parents vont parfois jusqu’à lui imposer un couvre-feu musical.

piano

Mise en garde par Papa et Maman, à l’âge de 17 ans, elle doit faire un choix.

Et quel choix ! Elle voudrait faire des compositions de musique de films pour le cinéma. C’est un métier de niche, beaucoup d’appelés, trop peu d’élus ! « Pour un qui réussit, il y en a 10 qui font la manche » lui répètent ses parents. Ce n’est pas vraiment négociable, elle fera des études de commerce, c’est la voie royale, ça mène à tout. Passionnée jusqu’au bout des ongles, avec Valérie c’est tout ou rien. Elle laisse donc de côté la musique et se plonge corps et âme dans ses études puis sa carrière. 20 ans de “réussite professionnelle”, sans piano. « On verra plus tard, ça peut revenir », dit-elle.

 

Fabuleuses rencontres, provoquées ou sollicitées, actes manqués ou coups du destin ont amené la brillante pianiste à toucher du bout de ses doigts ce à quoi elle aspirait réellement.

L’enfant timide qu’elle était ne regrette en rien ses années de commerce qui l’ont poussé à se dépasser, à oser ! Un jour, elle a un banal accrochage en voiture avec une jeune femme. Mais le choc qu’a été l’accident avec cette artiste n’a pas seulement secoué de la carrosserie. En entrant dans la maison de cette dernière afin de signer le constat, Valérie est surprise par l’environnement qu’elle découvre alors. Un violon, un piano, des photos, des tableaux, tout autant d’objets d’art qui attisent sa curiosité. Elle ne peut s’empêcher de demander à son hôte ce qu’elle fait dans la vie. « Je suis photographe, je vis de ma passion » lui confie la jeune femme. Et tout d’un coup, ses 17 ans lui sautent en plein visage, c’est un tsunami d’émotions. Valérie comprend, c’est évident.

 

Solidement accrochée à ses rêves, elle est seule face à son choix.

Les freins sont d’autant plus grands que sa vie est bien installée. Elle a gravi les échelons, sa rémunération est confortable, elle est mariée et ils ont des enfants. Pourquoi vouloir bousculer cela ? Entre l’envie et la peur, c’est la première qui l’emporte sur la dernière.

« J’ai cédé à l’envie absolue d’ESSAYER ».

 

Elle demande à ses parents de récupérer son piano, « ça recommence… » disent-ils. À l’aube de ses quarante ans, elle a failli tout perdre, le divorce était proche. « Mais finalement, si mon mari m’avait quitté parce que je n’étais plus “Valérie Marie, Directrice Marketing”, ça n’aurait pas été un véritable amour ».

 

La rencontre avec Gregory Benchenafi a été un profond tournant médiatique.

Mais depuis quelques temps déjà, la merveilleuse artiste était en train de composer son petit bout de chemin.

« C’est comme si j’étais à côté de ma vie et que j’avais décidé de reprendre mon destin en main ».

 

C’est finalement ce buzz qui lui permet à son tour d’endosser le rôle d’“être de lumière” et d’inspirer l’impulsion dans le cœur des autres. Reconnaissante et très humble, elle représente aujourd’hui cette douce mélodie qu’on a envie de suivre et poursuivre.

 

Si elle a osé, c’est paradoxalement grâce à ses parents.

« Je sais que vraiment tout est possible quand je vois le parcours qui a été le leur ». Petits producteurs, ils ont vendu des melons sur des étalages, ils ont vécu à 4, avec leurs enfants, dans un deux pièces pendant des années et aujourd’hui, ils exportent à l’international et inondent les marchés français. Poursuivre ses rêves peut parfois être très douloureux, alors étonnamment, ils souhaitent protéger leur fille. « Elle est trop timide, elle va se faire croquer », pensent-ils. Eux qui avaient tant sacrifié pour aller au bout de leur projet ne voulaient pas voir leurs enfants souffrir pour ces mêmes raison. Ils ne le savent pas à cette époque, mais ils seront un exemple de ténacité et de courage qui poussera Valérie à s‘accomplir pleinement.

 

Dorénavant, quand une petite voix se fera entendre, tendez l’oreille, apprenez à l’accueillir, la saisir et l’interpréter.

 

« Il faut du courage, car le chemin est semé d’embûches, mais c’est important d’aller au bout. »

 

À la question : qu’est-ce que tu fais dans la vie, Valérie peut désormais répondre : « Ce que je suis ! »

 

« Écoutez votre passion et surtout, allez au bout de vos rêves » Valérie Marie, MERCI !

 

Prenez la route Destination les étoiles pour retrouver cette merveilleuse artiste.

Je vous encourage vivement à suivre ses belles aventures musicales sur Facebook.

2 Comments

  • Laetitia Chatard dit :

    Bonjour,
    J’ai eu la grande chance d’écouter l’histoire de Valérie Marie lors de sa conférence à Angoulême. J’ai été très émue par son histoire mais aussi parce que cela a raisonné en moi. Merci beaucoup à elle, elle est devenue pour moi un magnifique exemple !!

  • Franceschi Williams dit :

    Très bel article autant par la forme que le fond Bravo Sophie. J’ai eu le plaisir de travailler deux chansons avec Valérie et j’avoue qu’au delà de son talent, immense talent et de son charisme elle a une capacité de travail incroyable et surprenante. Elle peut passer une nuit blanche rien que pour trouver quelques accords qui font évidement toute la différence… Elle a fait le bon choix! parce qu’au fond quand on la connait un peu elle n’en avait pas d’autre. La musique c’est sa peau, son corps son cœur son âme… Artiste jusqu’au bout des cils!
    Williams Franceschi

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